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    C’est par Les Uns et les Autres, le film de Claude Lelouch que je découvris en même temps le Boléro de Ravel et Maurice Béjart. J’étais enfant et je fus fasciné par la chorégraphie finale du film. A partir de ce jour là, un lien étrange s’est crée entre Maurice Béjart et moi. Et pourtant je ne suis pas amateur de danse contemporaine, je n’y connais absolument rien.

    Il se trouve que, sans forcément chercher à en savoir plus sur Maurice Béjart, je suis tombé par hasard et plus d’une fois sur des interviews écrites ou télévisées où je découvris la profondeur de sa personnalité et de son esprit. Il y a tant à dire sur Maurice Béjart.

    Son rapport particulier à l'institution, son discours sur la danse, le lien qu'il établissait entre celle-ci et le monde de l’esprit, sa philosophie du monde et sa relation à l’humain ont toujours fait écho chez moi et je l’ai depuis considéré comme une sorte de super grand frère spirituel. Une âme avec laquelle la mienne pouvait converser. Sur quel plan ? Je l’ignore. C’est étrange mais c’est ainsi. Je ne l’ai jamais rencontré, n'ai jamais vu une seule de ses créations ni lu quoi que ce soit de lui mais je le connaissais.

    Voici que ce matin, parcourant l’étendue de la toile, je tombe sur un article annonçant sa mort, le 22 novembre. Donc hier. Il avait 80 ans. Quelque chose m’a étreint le cœur en apprenant la nouvelle.

    Hier je postais un texte intitulé Galaxy’s Child. Maurice Béjart est l’un de ces Galaxy’s Child dont les rêves battent les tambours du réel.

    Le mois prochain à Lausanne, sera présentée par le Béjart Ballet Lausanne sa dernière création : Le Tour du Monde en 80 minutes. Il est décédé à 80 ans. C’est pour moi son dernier clin d’œil.

Dance in Peace my friend, dance forever :)

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