07 mai 2008
Zeste de Flow

Flow by Emindeath
Flons-flons de mes accords de sons. Osons. Une pose majestueuse dans le visuel des pisseuses ébahies. Un éclat d’or dans les yeux de celles qui rêvent encore. Un glissement de violons le long de vos plages d’éveil. Le matin, au réveil, une hirondelle qui vole sur deux ailes sages. Un printemps coupé en rondelles, des facilités de mots qu’allonge mon flow. Un beat qui fait le back-flip sans bites dressées, juste un zap l’instant d’un zip quand je flippe. Je plonge avec la phrase dans mes songes sans faire trop de phases, pur sans saturer vos synapses, un zeste de schnaps pour que l’effet dure. Classe, sans trop d’emphase, je délicate mes pensées délicates pour mourir dans la silice de vos regards divergents et doucement je m’immisce dans vos coeurs réticents. Un délice calme de sons et de sens envoyés vers vos inconsciences. Tu es le receptacle de mes innocences, ma prose se pose en toi comme un blues, sans ruses, nature. Je te propose le délire cool, les glissements de mots osés et surs. Je sussure avec intelligence, roulant sur ma langue le flow de ton esprit. Pour dire court, je sensualise ma pensée pour qu’elle épouse le corps de tes poésies. Le but est d’être ensemble et pour ça ma prose reste jolie. Et si j’écris, c’est par amour. Avec des rimes qui sonnent pour toujours.

Zeste de Flow - 05 - '08
Copyright Future Flavaz
© All rights reserved.
18 avril 2008
Aimé
"On me parle de progrès, de "réalisations", de maladies guéries,
de niveaux de vie élevés au-dessus d'eux-mêmes.
Moi,
je parle de sociétés vidées d'elles-mêmes, des cultures piétinées,
d'institutions minées,
de terres confisquées, de religions assassinées,
de magnificences artistiques anéanties,
d'extraordinaires possibilités
supprimées."
Aimé Cesaire - Extrait de Discours sur le Colonialisme (Présence Africaine, 1955)
Merci pour ce que vous avez semé Monsieur Césaire.
Mister K.
14 mars 2008
I'll Be Back
"Quand un Artiste A le coeur triste
Il ne doit pas vous le montrer
Il entre en piste Dans un sourire
Cachant le pire
La fin d'un grand rêve étoilé Qui se déchire"
Henri Salvador - Quand un Artiste
(Album "Ma chère et Tendre" - EMI - 2005)
(Dur la transition entre Salvador et Schwarzy ? Welcome to my world alors)
Depuis mon Komputer Krash évoqué plus bas, j'ai perdu mes repères avec Shanghai Flow. Des Habitudes Faciles se sont envolées. Je dois reconstruire (mes habitudes de blogueur, moi ça va très bien).
J'y travaille. Et Shanghai Flow va se poursuivre. Juste le temps de reprendre mes marques avec un nouvel ordi. Je repars à zéro en fait. 70% de mes textes ont disparus, sans compter 5 années de travail personnel sur l'écriture et des choses concernant (plus ou moins) ma vie d'extra-terrestre.
J'ai fait ce que j'ai pu pour récupérer mes données, sans succès. Mais je ne vais pas écrire un blues à la Gil Scot Heron pour décrire ma perte. Juste un petit air de piano cha-cha comme Carmen Cavallaro.
Ce qui est drôle, c'est que Shanghai Flow reçoit presque "plusse" de visites depuis que je ne poste plus.
Mon emploi du temps des 5 dernières semaines, en plus de mon krash d'ordi, à complètement changé mes habitudes de "blogueur". Double changement d'habitudes.
Mais c'est cool non ? Changer (drastiquement) d'habitudes est un vrai lifting interne.
Alors je change. Noblesse oblige.
A (très) bientôt. Comme le disait le Terminator : "I'll Be Back"
Je ne sais plus comment ça se dit en chinois mais je le pense très fort.
14 février 2008
Idéologie du Bitume

Ideologie du Bitume - 12 - '07
Copyright Future Flavaz
© All rights reserved.
05 février 2008
Komputer Krashhh
Le "Again" est de trop. Mais l'image illustre mon propos à venir.
Je m'excuse auprès de tous. J'ai passé d'excellentes vacances de Noël et de nouvel An et (ou mais, au choix), en rentrant dans mon logis, j'ai (comme tout un chacun du monde mercantile), rallumé mon ordi.
Et là !
Plantage total et généralisé. Le disque dur foutu, mes textes et cinq années de travaux divers (et super variés) partis en fumées (diverses).
Je sais, comme on me l'a dit depuis, t'aurais du sauvegardé, prendre un disque dur externe etc...
Mais j'ai pas fait, je ne fais donc pas partie, de ce point de vue, des happy few.
J'ai donc consommationné un nouvel ordi (horrible avec Vista sur ta face). Et depuis 15 jours, je récupère (j'essaye de récupérer) une vie virtuelle faites de 00 et de 01. Mes anciennes données sont parties en fumée cependant.
C'est comme de repartir à zéro quand la vie vous mets des coups de pieds au derche. Sauf que là, c'est bien moins grave que de perdre sa nationalité française (ou américaine, ou camerounaise). Ou d'avoir des amis qui fuient le Tchad.
Ceci dit, Shanghai Flow reprends son cours. Heureusement que ce blog existe, il m'a permis de récupérer bon nombre de textes que je n'avais pas sauvegardé.
Et aussi de constater que l'afflux vers ce blog est toujours constant, que je poste ou non. J'en suis confusionné (j'ai lu, pour la première fois, mes premiers San Antonio. Et ça marque).
Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2008. Année des huitres. Et vous savez le bien que font ces mollusques marins bivalves à nos organismes pas encore tous transgéniqués.
25 décembre 2007
Merry Kurisumasu

Extrait de Corto Maltese
La Maison dorée de Samarkande
21 décembre 2007
Krumping over Africa
Plus bas, j'ai un texte, Krump Poetry. Inspiré par l'énergie que l'on peut voir ici.
Cette vidéo* illustre bien la vitalité de la culture noire, américaine en l'occurrence. On fait souvent le lien entre les manifestations culturelles noires américaines et l'Afrique. Mais c'est plus qu'un lien.
La culture populaire noire américaine est la perpétuation des bases culturelles issues de l'Afrique. Ces bases culturelles, ces codes particulier que revêt l'expression humaine, existent dans L'Amérique noire à l'état brut, largement inconsciente. Et chaque fois que les circonstances le permettent, elles s'expriment. C'est la réactivation des bases culturelles africaines dans le cadre d'une expression, toujours renouvelée.
Dans cette vidéo, un exemple précis illustre ce que je viens de dire. A plusieurs reprises, les danseurs viennent "provoquer" ceux qui jouent du tambour. La relation danseur-tambour date de la nuit des temps. Une confrontation-complémentarité que l'on retrouve dans toutes les manifestations de la culture africaine. Il suffit d'avoir vu ce qui se passe avec le gwo-ka ou même la relation breakeurs-dee-jay dans les prémisses du Hip-Hop. Les principes de base de la danse africaine se retrouvent transcendés avec des danseurs de Krump issus des quartiers noirs américains de Los Angeles en 2004.
Réactivation des bases culturelles africaines dans le cadre d'une expression, toujours renouvelée. Même après l'horreur de l'esclavage, le dénigrement permanent des cultures dominantes, la culture africaine, puissante en elle même, continue de produire au travers de ses arrières petits enfants. Même inconscients de leur héritage, ils perpétuent les racines culturelles. C'est un miracle qui nous fait encore admirer aujourd'hui des Bob Marley ou des James Brown.
Le blues, le jazz, le Hip-Hop et maintenant le Krump sont des exemples de ce miracle. Les exemples s'étendent et valent pour toutes les cultures noires issues d'Afrique. Salsa, mento, capoera, kompa, gwo ka etc... et la, je n'implique que la musique.
C'est en regard de cela que l'expression Africain-Américain ne se réduit pas qu'à un concept identitaire. C'est une réalité culturelle qui s'étend à tout le "nouveau-monde".
Ce qui met en lumière, une fois de plus, que la vitalité culturelle s'exprime toujours par le peuple, il n'y a de culture vivante que la culture populaire. En tout cas de mon point de vue. La culture intello vient toujours après, avec son corolaire de cocktails cheap, de coke et de mauvais suchis servis aux divers vernissages.
Pour ceux qui se poseraient la question, le Krump est au breakdance ce que le bouddhisme zen est au bouddhisme tibétain, ce que le soufisme est à l'islam ou pour être plus clair et laïque, ce que le ragga est au reggae ou le steak frites au Big Mac.
Le breakdance tend à préférer l'amplitude de l'expression corporelle par des mouvements techniques élaborés, hyper stylisés et complexes. Je peux mesurer cette complexité car je suis rentré dans la culture Hip-Hop par le biais du breakdance. Le Krump en revanche concentre tout sur l'énergie interne et la manifestation radicale de cette énergie dans le mouvement. Il n'en est pas moins stylé, juste plus concentré dans l'exploitation de l'énergie.
Ceux qui dansent dans la vidéo au dessus sont les Krumps Kings (qui portent très bien leur nom). Le documentaire Rize de David LaChapelle est une bonne introduction au Krump**.
* Détails de la vidéo : Extrait de The Healing Concert, tenu à Washington DC, en Septembre 2006 avec le groupe Farafina Kan et Les Krump Kings.
**A ne surtout pas voir la version doublée en français, ça fait trop pitié.






