Or, il faut savoir que cet hidalgo, dans les moments où il restait oisif, c'est-à-dire à peu près toute l'année, s'adonnait à lire des livres de cheva­lerie, avec tant de gout et de plaisir, qu'il en oublia presque entièrement l'exercice de la chasse et l'administration de son bien.

    Sa curiosité et son extravagance arrivèrent à ce point qu'il vendit plusieurs arpents de bonnes terres à blé pour acheter des livres de chevalerie à lire.

(Extrait de l'ingénieux Hidalgo Don Don Quichotte de la Mancha)

Cervantes
1547-1616