10 juillet 2008
Samson

Dalila by Napocaco
Chanson bleue sans ruses
quand danse Samson pour Dalila
Ses yeux fusent en feux d'or
Sous la cadence des Orishas
Et Samson pleure c'est sur
de la froideur de sa diva.
Mister K - 10-07-08'
Flowadenn
09 juillet 2008
Au Fil des Mots "Je Sais"
... la seule affirmation "je sais" est un autre mur qui vous sépare de moi.
Krishnamurti (The First and Last Freedom - 1954)
Jiddu Krishnamurti (1895 - 1986)
07 juillet 2008
Interview avec MC (part I)
Interview by Jstyle23
MC :
Pourquoi Shanghai Flow pour ton blog ?
MISTER K : J'avais pensé à Mon Tout Petit Poney Tout Gris au départ. Mais trop intello. Shanghai c’est la ville qui représente le mieux mes états d’âmes. Il y a dedans l’idée d’une civilisation multimillénaire, la civilisation chinoise, branchée sur une modernité effrayante. En fait, Shanghai, c'est notre réalité à tous, où qu'on se trouve sur la planète. Et on a tous à dealer avec ça. Nous sommes tous en mode zapping entre l'I-pod et les deux trois petite valeurs que nous ont laissé nos grands-parents. En plus, pour moi, avec l'histoire de la ville de Shanghai, je retrouves la colonisation, avec le quartier français, la concession américaine ou anglaise, dont je suis quelque part l’un des produits. Shanghai, pour moi, représente l'effet kiss-kool du choc entre les cultures traditionnelles dans une réalité super moderne, urbaine à mort. Ce choc-là définit à fond ce que je suis. Et Shanghai en elle-même, c'est la ville de mon cœur et celle d'une fabuleuse histoire d'amour.
MC :
Et le Flow dans Shanghai c'est pour quoi ?
MISTER
K : Le Flow c’est la quintessence du Hip-Hop. En Hip-Hop, pour moi,
l’incarnation du Flow c’est Rakim. C’est le but à atteindre pour tout rappeur.
Je traduis Flow par fluidité en français. Quand tu es fluide avec ton rap sur
le beat qui sonne derrière, tu as le Flow. Ma définition personnelle explose le
cadre du Hip-Hop, Rimbaud avait le Flow par exemple. Hugo aussi avait le flow, si
on part sur les classiques. Mais chez ceux-là, le Flow se pose sur une musique
interne. Si on aime Rimbaud ou Hugo, c’est qu’on est capable d’entendre leur
musique interne rien qu’en lisant leurs textes. En Slam c’est pareil, il n’y a
pas de musique et c’est ton Flow qui crée la musique. Le Slam c'est du Hip-Hop sublimé.
MC :
Tu cites Hugo, Rimbaud et Rakim, grand écart quand même. C’est quoi tes
influences ?
MISTER
K : Je suis super influençable. J’aime tout ce qui résonne en moi. Et si je
devais donner le nom de mes influences, il faudrait une encyclopédie pour les
citer par le menu. Dedans il y aurait autant de noms connus que de noms
inconnus, et dans des domaines aussi divers que la littérature, la vie de tout
les jours, les blogs que je lis, jusqu’à l’architecture. La question des influences est nulle pour celui qui s'amuse à créer. Pour un
artiste, autrement dit. L’artiste, par nature, est toujours sous influence. C’est un vecteur, un
médium, soumis à des influences infinies. Il (ou elle) passe son temps à reproduire à sa façon ce qui résonne en lui. Son vrai boulot à lui, c’est de définir sa
propre voix, ou voie, (t’as vu, la langue française confond les deux à l’oral).
MC :
Donc tu te considères comme un artiste ?
MISTER
K : Pas. D’une part, c’est déjà se limiter grave que se dire artiste, et c’est
super prétentieux. Tout le monde est
artiste. Chaque être humain à la capacité de créer, d’inventer et de proposer
des voies nouvelles. En se sens, chaque être humain est un artiste. Ce qui est intéressant
en français, c’est les mots “artiste” et “artisan”. Qu’est ce qui distingue
l’artiste de l’artisan ?
MC :
L’artiste crée et l’artisan fabrique ?
MISTER
K : Pour de vrai, les deux créent et les deux fabriquent. La seule différence est dans
la tête des gens, dans la distinction élitiste que l’on peut faire entre l’un
ou l’autre. C’est une distinction qui s’appuie sur des représentations d’un
ordre social établi. C’est zéro. Chaque être humain est artiste et artisan en
même temps. La différence entre artiste et artisan n’existe que par rapport à
la langue qui emploie deux mots différents pour finalement désigner la même
réalité.
MC :
Donc tu te définis comment par rapport à ce que tu viens de me dire ?
MISTER
K : Un être humain, je peux pas te dire mieux. Qui exploite comme il peut sa
sensibilité personnelle et qui tente de l’exprimer comme il peut.
MC :
Et toi c’est le Blog ton moyen d’expression. Pourquoi ?
MISTER
K : Le Blog au départ, c’était parce que j’étais nomade. Je n’avais que ce moyen pour laisser une
trace de ce que j’écrivais. En déménageant souvent, je n’avais plus de traces
de mes écrits, j’écrivais toujours sur des feuilles. A droite et à
gauche, des feuilles que je perdais toujours entre deux mouvements. Le blog,
au départ, c’était une façon de toujours retrouver mes écrits où que je me retrouve.
MC :
Tu emploies le passé, donc tu n’es plus nomade alors ?
MISTER
K : Je me suis « sédentarisé » depuis trois ans.
MC :
Ça te dis qu’on se revoie pour continuer cette interview ?
MISTER
K : Sans problèmes, quand tu veux.
MC : Prépares toi à des questions plus pointues.
MISTER
K : Sur genre ?
MC :
Sur ta vision du métissage, par exemple. :)
MISTER K : Sans oublier ma recette secrète pour réussir un bon tajine-poulet curry...
01 juillet 2008
Donnes Moi Une Seconde

My Second Reality by Phoenyx
Donnes moi une seconde, juste un moment,
laisses moi te dire un mot,
juste un mot.
Mais tu n’as pas le temps, trop pressée,
juste le temps pour nos regards de s'entrecroiser.
Tu me fuis sans le vouloir,
et moi je voudrais te garder dans mon
histoire.
Avant de te voir,
j’étais seul sur mon
miroir,
depuis que j’ai vu tes yeux, ton sourire
et tes lèvres,
je vois leur doux reflet quand je me
rase le matin.
J’aimerais juste te prendre, une fois,
te prendre une fois seulement la main.
Que tu ressentes la chaleur que ton
sourire m’inspire,
mais ta main m’échappe sans que tu le
veuilles vraiment,
sans que j’aie le temps de tout te dire.
Moi, j’aimerais juste faire éclore dans
ton cœur
les mots que tes yeux pondent dans mon cœur.
Tes yeux, ton sourire, ta bouche qui ne
me connaissent pas encore,
un monde de caresses gardées en moi, juste
pour toi.
Alors que tu ne me connais même pas,
et que tu me souris tout juste,
chaque fois que je passe
devant toi.
Tant de mots qui se bousculent aux
portes de mon flow
alors que je ne connais même pas ton nom,
et que quand je te vois,
et que j’oses te parler,
je te vouvoies.
Quand tu me dis “bonne soirée”,
je réponds “à vous aussi”,
alors que mon cœur rêve de vous dire “I
love you Baby”,
et de te serrer dans mes bras.
Tant, tant et tant de choses que j’aimerais
vous soupirer,
tant de pensées soyeuses que j’aimerais vous
sussurer.
Donnez moi juste une seconde,
juste une seconde prise dans nos regards
croisés,
pour que je puisse juste vous dire :
Je t’aime.
Donnes Moi Une Seconde - 06/08'
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18 juin 2008
3 mots sur Obama
Merci Kwaame pour le Tagage.
“Disons donc que l’on fait une chaîne rapide d’une semaine de “bloggeurs afro-orientés” qui consistera à dire en trois lignes au plus, ce que nous voyons qui nous interpelle quand nous voyons Barack Obama. Je commence l’exercice et je “taggue” dix bloggeurs, qui “taggueront” le nombre de bloggeurs qu’ils souhaitent s’ils le souhaitent.”
Sans être spécifiquement "bloggeur afro-orienté", voici donc trois lignes sur ce que m'inspire Barrack Obama:
" Barrack Obama est l'exemple parfait du métis qui a réalisé, qu'avant toute chose, il est un être humain. Il est charismatique, indéniablement. Ses discours sont à la fois pragmatiques et remplis d'idéaux qu'il sait à merveille communiquer. Lui seul, sur la planète entière, incarne, tout au moins symboliquement, notre désir de changer de monde ".
Je tague à mon tour tous ceux qui veulent bien se livrer à l'exercice. Peace y'all.
17 juin 2008
Quart d'Heure Coiffeuses
(pendant une discussion "coiffure").
Mister K : Les coiffeuses sont super sexy.
Mister Z : Pas celle où je vais. Elle est méga moche ma coiffeuse.
Mister K : (coup d'œil rapide sur les cheveux du gars) Tu vas chez le coiffeur toi ?
Mister Z : Bah ouais. Pas toi ?
Mister K: Non. Je m' coiffe avec une tondeuse.
Mister Z : Alors tu mattes les coiffeuses ?
Mister K : Chaque fois que je suis passé devant un salon de coiffure, j'ai toujours vu des bombes dedans.
Mister Z : Qui bossaient ?
Mister K : Bah oui, des coiffeuses.
Mister Z : Ben moi, celle ou je vais, elle est trop moche. Mais elle coiffe super bien. La sale tête qu'elle a ! On dirait un rat tellement elle est moche.Et niveau coiffure c'est style "j'en ai rien à foutre".
Mister K : T'as jamais vu de coiffeuses mignonnes ?
Mister Z : (...) Non. Mais je m'en fout de leur tête moi. C'est ma tête qui compte.
Mister K : Hey, sérieux, les coiffeuses c'est des super bombes.
Mister Z : Sans te vexer, t'es trop bizarre K.
22 mai 2008
An Displeg
No Time To Explain by The Colors Of My Mind
Je n'avais pas huit ans que déjà l'ange aux yeux d'encre conversait avec mon flow
Je n'avais pas douze ans que mes phrases déjà s'accordaient aux yeux des anges
Je n'avais pas vingt ans que ma prose se jouait de leurs jeux de mots
Je n'avais pas trente ans que mon flow se baignait déjà dans les eaux du Gange
Je suis éperdu tel l'épervier quand je pose mes glyphes dans nos consciences
Ma science, sans gages ni flatulences,
L'innocence mon pote,
L'inconscience ma chérie...

An Displeg - 05 - '08
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07 mai 2008
Zeste de Flow

Flow by Emindeath
Flons-flons de mes accords de sons. Osons. Une pose majestueuse dans le visuel des pisseuses ébahies. Un éclat d’or dans les yeux de celles qui rêvent encore. Un glissement de violons le long de vos plages d’éveil. Le matin, au réveil, une hirondelle qui vole sur deux ailes sages. Un printemps coupé en rondelles, des facilités de mots qu’allonge mon flow. Un beat qui fait le back-flip sans bites dressées, juste un zap l’instant d’un zip quand je flippe. Je plonge avec la phrase dans mes songes sans faire trop de phases, pur sans saturer vos synapses, un zeste de schnaps pour que l’effet dure. Classe, sans trop d’emphase, je délicate mes pensées délicates pour mourir dans la silice de vos regards divergents et doucement je m’immisce dans vos coeurs réticents. Un délice calme de sons et de sens envoyés vers vos inconsciences. Tu es le receptacle de mes innocences, ma prose se pose en toi comme un blues, sans ruses, nature. Je te propose le délire cool, les glissements de mots osés et surs. Je sussure avec intelligence, roulant sur ma langue le flow de ton esprit. Pour dire court, je sensualise ma pensée pour qu’elle épouse le corps de tes poésies. Le but est d’être ensemble et pour ça ma prose reste jolie. Et si j’écris, c’est par amour. Avec des rimes qui sonnent pour toujours.

Zeste de Flow - 05 - '08
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18 avril 2008
Aimé
"On me parle de progrès, de "réalisations", de maladies guéries,
de niveaux de vie élevés au-dessus d'eux-mêmes.
Moi,
je parle de sociétés vidées d'elles-mêmes, des cultures piétinées,
d'institutions minées,
de terres confisquées, de religions assassinées,
de magnificences artistiques anéanties,
d'extraordinaires possibilités
supprimées."
Aimé Cesaire - Extrait de Discours sur le Colonialisme (Présence Africaine, 1955)
Merci pour ce que vous avez semé Monsieur Césaire.
Mister K.
14 mars 2008
I'll Be Back
"Quand un Artiste A le coeur triste
Il ne doit pas vous le montrer
Il entre en piste Dans un sourire
Cachant le pire
La fin d'un grand rêve étoilé Qui se déchire"
Henri Salvador - Quand un Artiste
(Album "Ma chère et Tendre" - EMI - 2005)
(Dur la transition entre Salvador et Schwarzy ? Welcome to my world alors)
Depuis mon Komputer Krash évoqué plus bas, j'ai perdu mes repères avec Shanghai Flow. Des Habitudes Faciles se sont envolées. Je dois reconstruire (mes habitudes de blogueur, moi ça va très bien).
J'y travaille. Et Shanghai Flow va se poursuivre. Juste le temps de reprendre mes marques avec un nouvel ordi. Je repars à zéro en fait. 70% de mes textes ont disparus, sans compter 5 années de travail personnel sur l'écriture et des choses concernant (plus ou moins) ma vie d'extra-terrestre.
J'ai fait ce que j'ai pu pour récupérer mes données, sans succès. Mais je ne vais pas écrire un blues à la Gil Scot Heron pour décrire ma perte. Juste un petit air de piano cha-cha comme Carmen Cavallaro.
Ce qui est drôle, c'est que Shanghai Flow reçoit presque "plusse" de visites depuis que je ne poste plus.
Mon emploi du temps des 5 dernières semaines, en plus de mon krash d'ordi, à complètement changé mes habitudes de "blogueur". Double changement d'habitudes.
Mais c'est cool non ? Changer (drastiquement) d'habitudes est un vrai lifting interne.
Alors je change. Noblesse oblige.
A (très) bientôt. Comme le disait le Terminator : "I'll Be Back"
Je ne sais plus comment ça se dit en chinois mais je le pense très fort.









