Shanghai Flow

Bloggy Poetic X-perience

31 juillet 2007

Love Fight

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Love by Volond

Tombés ensemble, ruisselants de sueur et le même sourire énigmatique, les yeux moitié éteints. Une nuit entière à chevaucher au rythme du vent, sous un soleil bleu. Une épopée douce et sauvage pour atteindre les derniers cieux. Un voyage au bout duquel les deux cavaliers sont tombés ensemble. Vaincus par la même extase, se répétant l’un à l’autre une unique phrase, du crépuscule à l’aube, en phase.

Tour à tour trottant, marchant ou galopant vers le miroir de leurs désirs. La terre devenue arène sous le poids de leurs corps plein de zizir. Ils ont lutté ensemble, pour tomber ensemble, à la fin d’un corps à corps épique, suants cette sueur au gout mystique. Virevoltant l’un autour de l’autre, chacun à son tour chasseur puis proie et vice-versa. Leurs regards farouches se jaugeant quelques secondes avant l’affrontement. Des papillons se battant pour le même nénufar. Ensuite, ils plongeaient sur les points vitaux de l’autre mais leurs cœurs étaient déjà atteint de petite mort.

Leurs épaules, leurs bras et leurs mains s’agrippaient, s’étreignaient comme pour mettre l’autre à terre, éteindre sa flamme. Mais avant de succomber, l'un ou l’autre ressurgissait, plus fort encore, comme ressuscité par l’effort à se porter tour à tour l’estocade, pour enfin toucher la petite mort, la boutade d'une vie. Petite mort jamais mortelle.

Mais chaque coup porté emportait l’autre, lui arrachant des cris étouffés par le délice du supplice. C’étaient deux soldats combattant pour la même armée, aux oriflammes d’eaux et de drapeaux de feu et d’âmes avec la soif de l’autre et pour étancher la soif de l’autre. Et juste avant que l’un ne défaille, c’est l’autre qui le relevait pour remonter ensemble…

A l’assaut de l’un pour l’autre, petite mort jamais mortelle…

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Love Fight...  '07
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28 juillet 2007

Conte des Trois Mouches

Miyamoto Musashi : Le Conte des Trois Mouches.
Post faisant suite au commentaire éclairé de Nazha. Thanx to you :)

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Dans une auberge isolée, un samouraï est installé, seul à une table. Malgré trois mouches qui tournent autour de lui, il reste d'un calme surprenant.

Trois rônins entrent à leur tour dans l'auberge. Ils remarquent aussitôt avec envie la magnifique paire de sabres que porte l'homme isolé. Sûrs de leur coup, trois contre un, ils s'assoient à une table voisine et mettent tout en œuvre pour provoquer le samouraï.

Celui-ci reste imperturbable, comme s'il n'avait même pas remarqué la présence des trois rônins. Loin de se décourager, les rônins se font de plus en plus railleurs.

Tout à coup, en trois gestes rapides, le samouraï attrape les trois mouches qui tournaient autour de lui, et ce, avec les baguettes qu'il tenait à la main. Puis calmement, il repose les baguettes, parfaitement indifférent au trouble qu'il venait de provoquer parmi les rônins. En effet, non seulement ceux-ci s'étaient tus, mais pris de panique, ils n'avaient pas tardé à s'enfuir.

Ils venaient de comprendre à temps qu'ils s'étaient attaqués à un homme d'une maîtrise redoutable. Plus tard, ils finirent par apprendre, avec effroi, que celui qui les avait si habilement découragés était le fameux Miyamoto Musashi.

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26 juillet 2007

Au Fil des Mots "Rythme"

En toute chose il y a rythme. Lorsque le rythme domine, l'exécution est bonne.

Dans chaque domaine  il y a plusieurs rythmes. Il faut savoir discerner le rythme ascensionnel et le rythme décadent en toutes choses. Il faut d'abord connaitre le rythme concordant, puis comprendre le rythme discordant.

Il faut savoir discerner : le rythme qui sied bien, le rythme à saisir selon l'occasion et le rythme contrariant.

Extrait du Gorin no sho (Traité des 5 Roues) - Miyamoto Musashi (1584 - 1645)

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Notennig : Miyamoto Musashi aurait été M.C, il aurait égalé Rakim. Il aurait été D.J, il aurait été l'égal de Dj Premier dans la fabrications de sons Hip-Hop.  K.

 

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24 juillet 2007

Anti Bâtard Machine sur ON

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Bon, j'ai enclenché la machine anti-bâtards. Ceux qui verront leurs messages affichés sur Shanghai ne sont pas des bâtards de leurs mères.  Les autres ne font pas partie du Flow :)

Extrême ? Non. Suprême ? Oui.

Alors c'est le N.T.M dans la face de ceux qui abusent. Les autres sont toujours les bienvenus. Postez sans craintes.

Peace aux gens tranquilles. Les autres : I don't have time for you guys. Trop de connards et pas assez de temps. Too many M.C's and not enough mics.

Mister Kline.

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22 juillet 2007

Quart d'Heure Musclor

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Mister K : Alors, ça va ?
X : Ouais tranquille, et toi alors ?
Mister K : Tranquille.

X : Au fait K. T’as connu la série Musclor toi ?
Mister K : Petit, oui. C’était sur la six non ?
X : Ah non ! Sur TF1 c’était gars !
Mister K : Je me rappelle de : « Par la Puissance du Graal Infernaaaal ! »
X : (se piquant une crise de rire). Trop fort ! (il rigole). Nooon ! C’était pas ça. (il rigole encore). C’était : « Par La Puissance Du Crâne Ancestraaal ! ».
Mister K : (dubitatif). Ah bon ?
X : Bah ouais !
Mister K : (inquiet). Pas le Graal Infernal alors ?
X : (lâche un rire). Non. Le Crâne Infernal. Rhâaa ! Tu vois, tu me fais dire des conneries. Il criait : « Par la puissance du Crâne Ancestraaal ! ».  Le Crâne Ancestral c’était son cri.
Mister K : O.K. Et c’est quand il criait ça, je me rappelle avec son épée au dessus de la tête, qu’il se transformait en Musclor.
X : (interloqué). Bah non. Il se transformait pas ! T’as vu la série ou pas ?
Mister K : Ben oui.
X : Pas beaucoup alors. Il se transformait pas. C’était juste pour marquer le coup qu’il faisait son cri.
Mister K : (se grattant le menton). C’était pas un maigrichon le Musclor ?
X : (gros yeux sur moi). Mais t’es pas bien toi. Mais non c'était un gros balèze !
Mister K : Je me souviens que c’était un mec tout minable et que quand il avait des problèmes, il criait : « Par la Puissance du Graal Infernaaal ! ! »  pour se transformer en Musclor.
X : (me regardant l’air scandalisé). Mais t’es pas bien toi ! D’abord c’est : « Par la Puissance du Crâne Ancestraaal ! !» son cri. T’es ouf toi ! Tu connais pas Musclor en fait ??
Mister K : De ce que tu me dis, apparemment, non.
X : Je te le dis mon gars, tu connais pas. Et il se transformait pas ! En rien du tout.

Mister K : (pas battu). T’es sur ? Mais pourquoi il criait : « Par la Puissance du Crâne Infernaaal ! » alors ?
X : (fatigué). ANCESTRAL. Le crâne ancestral !  Dans la série il le faisait juste avant de faire une grosse action. C’est tout.
Mister K : …
X : C’était le gimmick de la série quoi !
Mister K : Le gimmick ?
X : Ouais. Juste avant qu’il tape sur les bad boys. Son cri quoi ! Comme Tarzan. Prends Tarzan tiens ! Tarzan était toujours balèze oui ou non ?
Mister K : Bah oui.
X : Et il se transformait pas en Tarzan en criant son cri ! Ben Musclor pareil ! Et avant de faire le con, il lançait son cri de guerre. C’est tout.
Mister K : C’était pas pour se transformer qu’il criait alors ? (sceptique).
X : Allez ! Tu connais même pas Musclor et tu parles.
Mister K : Mais pourquoi il criait : « Par la Puissance du Crâne Infernaaal » ?
X : T’avais la télé chez toi gamin ?
Mister K : Non.
X : Bah tiens ! Allez K., oublies l'affaire. Comment tu vas bien sinon ?
Mister K : La forme. Et toi ?
X : On est là, comme tu vois.
...
Mister K : J'étais sur pourtant qu'il se transformait moi Musclor.
X : Laisse tomber mon gars.

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21 juillet 2007

Io Non Posso Stare Fermo...

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Empty Poem by The Psycrothic

Un zeste de joie, quelques gouttes de tristesse, une prose mandoline et des mots de liesse. Musique kitch et douce aux parfums d'été qui font la cuisine avec ma prose.

Un soir a Portofino, mon amour endormie sur ma poitrine, j'écoutais les vagues bercer notre chambre. Au petit matin, mon amour s’est mise à pleurer un pizzicato de larmes qui tombaient sur les toits de la ville. Tu pleurais les secondes qui passent. La méditerranée danse toujours pour que mes mots reluisent en vagues sur ton cœur dans lequel, peut-être, il reste encore une ruelle d’ombres pavée des fleurs de nos innocences. Une ruelle ou tu m’attends encore. Tu te souviens de celle de Florence ? Où tes sanglots pleins de je t'aime m’ont brûlé le cœur, comme de l'acide sur la fonte, ce jour ou le rêve de nos amours s’est envolé au ciel pour longtemps avec une chanson aux ailes peintes de bleu.

"Io non posso stare fermo con le mani nelle mani,
tante cose devo fare prima que venga domani..."

Un zeste de joie, quelques gouttes de tristesse, une prose mandoline et des mots de liesse. Musique kitch et douce aux parfums d'été qui font la cuisine avec ma prose.

J’ai retrouvé, à San Remo, dans les jardins même du casino, embrassant ton front, le parfum d’une étrange Afrique et mes orients perdus en plongeant dans l’eau de tes yeux. Plus tard, à minuit sur la plage, j’ai vécu avec toi les derniers moments de la vie douce, me baignant avec toi en riant parmi les fous et les sages. Savourant ta voix de lune me glisser Ti Amo avec tes lèvres le long de mon cou. Elles vibrent encore de suavité dans mon flow. A minuit j’ai vu se lever dans tes yeux d’étoiles les plus beaux soleils jamais levés sur toute la Riviera.

"Io non posso stare fermo con le mani nelle mani,
tante cose devo fare prima que venga domani..."

Un zeste de joie, quelques gouttes de tristesse, une prose mandoline et des mots de liesse. Musique kitch et douce aux parfums d'été qui font la cuisine avec ma prose .

Je savais la mort promise aux amours qui arrachent le cœur comme une décharge de canon scié. Et tes baisers d’or, toi la plus belle de mes terres de Sicile, avaient la mort pour lune de miel. Tu m'avais pourtant prévenu. Tu m'avais dit ta maladie. Et pourtant, le sachant, j’ai échangé, sans hésiter, fermant mes yeux, 24 mille baisers contre ma vie, pour 24 mille morts lentes sous les lunes d’Italie.

"Io non posso stare fermo con le mani nelle mani,
tante cose devo fare prima que venga domani..."

Un zeste de joie, quelques gouttes de tristesse, une prose mandoline et des mots de liesse qui se chantent encore sur un bout d'autoroute à la fin de notre dernier été...

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Io non posso stare fermo...  '07
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Refrain : "Io non posso stare fermo con le mani nelle mani, tante cose devo fare prima que venga domani..." extrait de la chanson Margherita, de l'album "Concerto per Margherita" - Riccardo Cocciante - 1978.

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20 juillet 2007

Simon Says

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18 juillet 2007

Au Fil des Mots "World"

Ghost Dog : It is a good viewpoint to see the world as a dream. When you have something like a nightmare, you will wake up and tell yourself that it was only a dream. It is said that the world we live in is not a bit different from this.

Quoted from
Ghost Dog : The Way Of The Samurai
With Forest Whitaker - Directed by Jim Jarmush - 1999

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09 juillet 2007

20.000 Négros sous terre.

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Underground Empire by Russetman

Ecoute ces moments où t’as envie de niquer leur mères et tenir ta dignité en tenant tes couilles. Quand les coups bas fusent tu ruses. Profil bas. Capuche sur la tête. Les poings serrés sur des idées fixes.

J’absorbe le son pour muscler mon âme. Je pousse haut le volume. Baisse les vitres que je laisse mon esprit voguer sur le bitume. Pour que mon cœur pulse avec la basse, que ma peine s’harmonise au flow et que ce qui me pourrit le crane se lève avec la bave aux lèvres.

Une vérité. Ceux qui crèvent la bouche ouverte avaient encore des choses à dire. C’est pour ça que mes phrasés se posent sans mesurer la dose. Sans penser aux torts que je cause. Et si je prose avec des mots d’ecchymoses c’est les pectoraux à blocs que je les infliges.

Proseur sans tact, sans plan de carrière, et pour ça mon taff reste honnête. Sans tracts, sans pub je traque les doutes qui nous tuent entre-nous et me font traiter certains de fils de putes. Avec le regard sceptique, j’aseptise ceux qui se la ramènent en conquérants.

Lève tes mains en l’air seulement si t’es sur, autrement je te casse la face sans peur de la censure.

Mes mots suent la cassure. La corde autour du cou les rassures et m’éloigne de la tentation de me niquer juste pour les voir sourire.

J’ai trop de mauvaises paroles plantées depuis longtemps dans le cœur. Comme le taureau dans l’arène, leurs toréadors autour de moi s’excitent. Ce qu’ils veulent c’est du hardcore, mais à chaque fois que je meurs, mes mots explosent au cœur de leurs consciences. D’autres ont pour objectifs des tours de béton à faire péter mais c’est qu’ils ne savent plus que les mots explosent toujours à répétition et pour beaucoup plus longtemps. Va donc le répéter.

La vertu du flow est de rendre addict, les mots t’y incitent quand le flow est authentique comme ce tempo que je dicte pour suggérer mon verdict qu’ici je récite en visant l’excellence. Sinon j’aurais déjà sombré dans la démence. Retiens l’excellence, conjugue la avec la clémence et tu verras, de la vie, les bénéfices.

Trop de vices mènent au déficit de ces comptes qui seront faits vite ou plus tard. Je le dis aussi aux bâtards. Prends la vie du côté cool car il y a trop de connards sur terre et pas assez de temps d’une vie pour tous les foutre en l’air. Même s’ils se jettent encore en l’air quand je versifère.

Prends garde à ma prose quand j’attaque la fin du texte. J’affine les mots en enlevant leurs épines. Ce sont des roses pour toi, elles sentent le miracle et s’approchent de l’oracle. Sur ce terrain ma langue ne fourche pas, elle tacle. Une finesse d’altesse car je procure aux esthètes la liesse et mes prouesses savent faire tomber les liasses et se pâmer les pétasses.

Mais ce n’est pas ça que je cherche.

Même si les plus cools en sont baba quand je transforme le mot comme Pablo l’espace. Je performe, dans in monde neo-baba pas cool ou l’on crie au moindre bobo. J’’ai besoin de voir se lever autre chose que des zombies, dombis,  le regard aussi vif qu’un canapé d’Ikéa, téléguidés par des conventions et tous leurs contrats et leurs bizs de tarbas.

Je veux voir des hommes s’écrouler en pleurant et crier sur tous les toits la merde dans laquelle nos égos nous ont élevés, juste parce qu’on a trop souvent les crocs. Rien ne justifie que l’on foute en l’air nos idéaux pour se retrouver à ramper avec les autres. Rien.

J’ai dans le flow le gène de l’apôtre mais si tu penses que je dis trop la messe, viens que je te passes à confesse. Qu’est qui t’engrènes si ce n’est la gène ?  Je te raconte mon monde avec la saveur du conte en plus. J’enseigne à ceux qui écoutent et j’écoute toujours ceux qui saignent.

Qui ne dit mot consent me rend conscient et du vétéran j’ai le cran plus l’assurance.

Sous les coups du sort, hardcore, je danse, avance au ralentit et détaille mon flow en slow motion. Electro boogaloo jusque dans mes écrits. Du break beat verbal pour que tout soit dit.

Je parle en fréquences si basses qu’il est dur de m’entendre. Et si ma prose sature tant c’est qu’elle est dense. Un magma de cris. Une explosion d’écrits. Une trompette éraillée sur deux accords de blues. Rien à foutre des pépites que s’arrachent les tarlouzes.

Dans ce que je dis il y a des bijoux pour ceux qui tapent le douze. La fracture sociale j’en fait des factures tamponnées par mon style. Adressées à ceux qui donnent des leçons en live ou en différé. Avec en coulisse leurs conseillers en communication surpayés.

Trop de petits mondes sont en opposition. Trop de visions différentes qui chacune s’éclate en cercles fermés. Cercle vicieux qui ne peut qu’éclater en confrontation.

Toi même tu sais mais j’anticipe ici la déflagration.

Et si tout doit sauter. Je pianoterais toujours mes lettres sur quelques fragments de son. Tel un artificier sur la ligne de front. Souriant même devant l’affront.

Vraiment, si tu savais, comment ceux qui nous lisent nous mentent.

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Karantez, Karantez

Love_Making_by_specialsally
Love Making by Specialsally

"Karantez, Karantez, goulou, goulou, guili, guili,
Karantez, Karantez, I love you and you love me.
"

Autrefois, la silence était d’or
Et la parole restait d’argent.

Maintenant on ne parle que pour ne rien dire,
Et plus encore ils arrivent, en blablatant, à casser nos tirelires.

Dans une vie qui se passe toujours de commentaires,
Les mots comptent bien souvent
Et se mutent en or pour ceux qui savent se taire
Mais combien le font dans l’air du temps ?

Ne t’en fais pas ma chérie
J’écris toujours,
Et mes mots restent du flow parti en vrille.

Même si aujourd’hui tu ne m’entends qu’avec peine,
Plus tard mes mots briseront tes chaines.
Quand tu les liras vraiment.
Mais, depuis longtemps, j’aurais quitté la ville.

Des chaines ?
Je n’en ai plus autour du cou
Et dans ce monde déchainé je passerais bien pour fou,
Attardé dans un monde d’images,
Et si l’on me voit parfois comme sage,
C'est juste que je sais toujours dire vous.

Mais ne pense pas que je sois pour autant perdu
Je suis de ceux qui savent quand dire « tu »
De quand dire « oui »
Et de quand dire vous.
Et surtout,
Bien avant le qu’en dira-t-on,
Je suis de ceux
Qui savent dire non.

Je partirais, surement en dansant des claquettes,
En leur disant « Merci pour tout le poisson »,
Juste pour leur clouer le bec.
Comme ce dauphin qu'ils avaient mis dans un bocal.
Mais, en attendant, ma conscience me chuchote de rester cool
Même si j’aime toujours autant danser le funk
Offrant ma nudité à des spectateurs non consentants.

C’est le prix à payer pour ce drôle d’amour que je ressens
Mais pas autant fort que mes bises sur tes joues
A chaque fois que tu m’entends vraiment.

La fièvre que je t’ai mise en parlant
Me dit que je dois être brulant,
Mais cet enfer de sentiments
D’une vie passée sans toucher le firmament
Je la refuse.
A tes dépends.

J'entend toujours leurs guitares électriques
Chanter la gloire du fric, de la trique et d’un monde super chic,
Sachant qu’au pire, moi, je m’en bats les noix.
En français poli,
On dit : « cela ne m’intéresse pas ».

Je veux être un homme.

"Karantez, Karantez, goulou, goulou, guili, guili,
Karantez, Karantez, I love you and you love me.
"

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Karantez, Karantez '07
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Note : Karantez (prononcé Karanté) signifie Amour en Breton. "Karantez, Karantez, goulou, goulou, guili, guili,
Karantez, Karantez, I love you and you love me.
"
est le refrain d'un chanson en breton que je vous trouverais si vous êtes intéressés.

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