Mise_Au_Point

J’attaque la dernière ligne droite qui conclura 6 mois de labeur intense, de péripéties incroyables, d’aventures extraordinaires et de rencontres du troisième type que représentent la formation intensive que j’ai choisie dans un moment de délire extrême comme j’en suis seul capable.

Voici 6 mois, depuis septembre dernier donc, que j’apprends le breton.

J’avais le choix entre rempiler pour les services secrets moribonds du Mozambique, me teindre les cheveux couleur fushia et courir en tenue d’Adam dans les rues des villes de l'hexagone pour annoncer le retour de Garcimore à la télé ou encore de devenir expert international en repérage de dingues.

Mais finalement, après ma rencontre d’un soir avec un jeune korrigan sapé en Armani sur un parking de supermarché et ne s'exprimant qu'en breton au sujet de mes choix vestimentaires, j’ai pris la décision d’apprendre cette langue.

A l'heure qu'il est je comprends, je parle, je lis et j’écris le breton. Et franchement, ça le fait grave le breton. Dernière langue celtique à être parlée à l’extrême ouest du continent européen, cousine et probablement dernière survivante de la langue que parlaient les gaulois avant César, connu aussi sous le pseudo : le grand Jules.

Question langues, je suis polyglotte. Genre j'ai un paquet de langues dans la même bouche. Wait up ladies, je m'explique.

Je parle Français et Anglais couramment. Américain surtout pour être honnête. Et j'avoue que j'ai des crises d'urticaire quand j'entends parler la Reine d'Angleterre ou ceux qui l'immitent. Néanmoins, je peux courir tout en t'insultant en français et en anglais en même temps. Et ça c'est cool.

Je cause l’Italien de base. Je sais dire je t'aime en Italien, ce qui est, croyez moi, une base incontournable. Je peux aussi m'exprimer en Espagnol de cuisine. C’est à dire que quand je commande des tapas à Madrid on ne me sert pas un plat de nouilles.

Et pour des raisons aussi complexes que la théorie de la relativité, je bredouille le Russe, l’Arabe, le Boulou qui est l'une des 280 langues du Cameroun et le chinois Cantonais.

Pourquoi le Cantonais et non pas le Mandarin ? Question que m'a posée mon dernier professeur de Tai-Chi. C'est vrai ça, pourquoi ?

Parce que je suis méchant ! Et que j'adore les films de Hong Kong. In The Mood For Love en Mandarin, je vous l'assure, ça casse le groove ! Et le Mandarin est au Parisien (la langue et l'accent) ce que le Cantonais est au Marseillais. Tu regarderais toi César de Pagnol doublé en Parisien ?  Non. So big up to the Cantonese !

Il ne me reste donc que deux semaines pour conclure une aventure délirante, dingue et passionnante à tous points de vue et alors je pourrais officiellement ajouter le Breton à mon polyglottisme délirant.

Cette note est là pour dire aux lecteurs fidèles de Shanghai Flow que ce Blog va reprendre du service sous peu. Ce qui veut dire plus de notes, plus de ma personne et plus de flow lâché au gré des vents.

Et pour en venir au fait, j’ai les noms précieux, tout au moins les pseudos, de tous les fidèles compagnons et compagnones du Flow de Shanghai et c'est avec chaleur et clins d'œils (d'yeux ?) que je vous envoie à vous tous bises tendres et poignées de mains chaleureuses :))

K.